Contre-critique

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"Tristesse et beauté" de Y. Kawabata


"Tristesse et beauté" de Yasunari Kawabata.

Oki, romancier de 55 ans, retrouve mademoiselle Ueno Otoko, fille dont il s'était séparé lorsqu'elle avait 17 ans et après qu'ils aient eu ensemble un enfant mort après la naissance. Aujourd'hui devenue peintre renommée, Otoko est accompagnée de Keiko, élève de 17 ans à la beauté démoniaque. Oki est alors à nouveau emporté par le tourbillon de la jeunesse, malgré sa femme, et leur fils Taichirô. Un terrible engrenage se met aussitôt en place, dans lequel la seule issue possible sera le drame.
"Est-il pensable qu'un homme demande à la fille qu'il tient dans ses bras si elle a séduit ou non son père? Ne lisez-vous pas dans mes yeux la peine que vous me faites?"
Roman audacieux et dont la fin se découvre comme un roman noir, Kawabata nous livre une histoire où se mêlent tristesse et plaisir, mort et naissance, perversité et passion, folie et lucidité, ainsi que vieillesse et jeunesse.
"Elle peint parfois des tableaux abstraits dans un style qui lui est propre. Sa peinture est tellement passionnée qu'elle semble l'œuvre d'un cerveau malade, mais ses toiles me plaisent et je l'envie parfois."
L'écriture de Kawabata est toujours aussi poétique et subtile. On se réjouit de la finesse des sujets et des situations qu'il nous conte.
"Il la baissa, découvrant à moitié la rondeur d'un sein, puis il baissa la seconde bretelle. Keiko, sa poitrine dénudée, chancela."
"Tristesse et beauté" est donc vivement conseillée, une œuvre majeur de Kawabata.
R.P.


23/01/2010
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